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lundi 21 juin 2010

Ces mots sont plus que jamais d’actualité de nos jours



car, on peut estimer que notre condition a plus que jamais stagné, voire régressé, et ce, à travers le monde entier. La femme a bâti des nations au côté des hommes et a assuré la survivance de sa race en subissant bien des déboires au fil des siècles. Femme génitrice, mère matrice, femme victime, mère courage, actrice principale d’une société dans ses changements, défenderesse acharnée du patrimoine « génétique », pacifiste de l’humanité. Sa vie est un témoignage perpétuel qui avive le culte du souvenir à l’infini. Qu’avons - nous été ? Que sommes-nous devenues, aujourd’hui ? Quel devenir « féminin » dans un monde bouleversé par des réalités économiques des plus dures ? Chaque année « la femme » est célébrée dans le monde entier, chez les autres comme pour nous, on subit ENCORE et ce, dans une passivité totale. La « célébration » de cette journée du 8 mars est outrageusement révoltante pour certaines. Nous nous pavanerons « en liberté », l’espace d’un jour, sans vraiment saisir les tenants et les aboutissants de ce « jour de gloire » Manifestations culturelles en tous genres, hommages virtuels « préfabriqués », individuels ou « modulables pour groupes », nous serons, alors, concoctés. Paradoxalement, on se devra d’oublier tout ce qui nous rappelle notre statut ingrat. Il est bien loin le temps où les femmes du monde, unies, défilaient en matraquant à tue-tête des slogans inédits, incisifs, à en faire exploser leurs cordes vocales. Elles avivaient le feu de la revanche et soufflaient sur les braises de la vengeance, jouissantes comme des tyranniques sadiques en mal de « sang », répondant, ainsi, à la violence qui venait anéantir leur nature même pacifique. Car, la femme avant tout, est une résistante née, un être humain dévoué à ses pairs et à ses principes, dotée d’un incommensurable courage. Cependant, on ne pourra pas dire, pour autant, que l’histoire de ce combat a réellement eu un impact sur nos vies en tant qu’individus à part entière, après un siècle et demi de lutte. Ni qu’il s’est inscrit dans les esprits, par une officialisation internationale consentie comme « promesse due » pour l’abnégation et la persévérance de la moitié de la société. Dans ce même cas de figure, cet E.C.I (Ennemi Commun Identifié) pour toute femme à l’échelle planétaire, a-t-il été l’homme ? Ou doit-on comprendre qu’on honore un « esprit de combat » parce que ce dernier a, à jamais disparu ?

                                                        Même parité avec les hommes

Une voix pour la femme : c’était la révolution mondiale contre le sexisme masculin qui la maintenait loin des sphères du pouvoir ! Elle s’est traduit par une réflexion sur le je « féminin » : le droit à l’autodétermination, le vote, le droit d’exprimer ses idées, de disposer de son corps, l’équité au quotidien avec l’homme. Les féministes de tous les temps ont décidé de se battre pour réclamer tout simplement un droit à l’existence. Pour cela, il fallait accéder à la même parité avec les hommes afin d’influer sur le cours de la vie humaine, et, du coup, tracer « une voie » pour les femmes. Pour légiférer en conséquence, il fallait avoir en priorité le droit de vote. L’homme se devait d’entendre cette voix. Même si, à la base, les revendications s’inscrivent dans un premier temps à travers des luttes ouvrières,
pour une égalité dans le travail.

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